L’actualité en débat : Lettre de Pierre Cloutier à ses collègues archéologues de Parcs Canada

par Pascal Scallon-Chouinard sur le site d’HistoireEngagée.com

Je suis donc le seul employé, parmi ceux et celles qui il y a à peine un an travaillaient à la Gare Maritime Champlain, et qui formaient encore le 30 mars dernier, avant le départ des employés temporaire, un groupe de vingt-sept personnes, à avoir conservé son poste à Québec !

El Narco: portrait de l’insurrection criminelle au Mexique

de Ioan Grillo, Bloomsbury Press, 2011

Résumé et explications de Julie Turgeon


Narco-message: 9 cadavres suspendus
à un pont dans le Nord du Mexique

Le journaliste britannique Ioan Grillo a passé dix ans sur la ligne de front à couvrir la guerre de la drogue au Mexique, récoltant des témoignages d’ex narcos. Vous en serez estomaqués.

Plus de 50 000 Mexicains assassinés en cinq ans; le pays se vide de son sang. C’est le bilan de la lutte contre les cartels de la drogue menée par le président mexicain Felipe Calderón depuis 2006. L’escalade de violence est spectaculaire et est diffusée sur la quasi-totalité du territoire. Les narcotrafiquants se sont multipliés. Le trafic de marihuana, de cocaïne, de crystal meth et d’héroïne vers les États-Unis, rapporte autant que la vente de pétrole de PEMEX ou Petróleos Mexicanos, sur le marché américain.

Gonzalo est un ex narco finissant ses jours dans une prison à Ciudad Juárez. Il raconte à Ioan Grillo ses 17 ans de travail comme soldat, ravisseur et meurtrier. Sa voix est forte et nasale; la police lui a cassé les dents jusqu’à ce qu’il se confesse. Il a kidnappé des hommes devant leurs épouses en larmes, a tué un nombre incalculable de victimes, parfois en leur tranchant le crâne lorsqu’elles étaient encore en vie. Cette expertise d’enlèvement et de torture, c’est dans la police que Gonzalo l’a apprise. Le passage de policier à gangster est alarmant au Mexique. Et celui de militaire l’est fort probablement aussi.

Selon la Sedena, le Secrétaire de défense national mexicain, plus de 100 000 militaires auraient déserté l’armée mexicaine depuis dix ans. Les Zetas, l’un des plus redoutables cartels de la drogue au Mexique, est composé d’anciens commandos de l’armée mexicaine et guatémaltèque. Il possède aussi des camps d’entraînement un peu partout au pays, la plupart construits sur des ranchs et équipés de stands de tir, de lance-grenades et de mitrailleuses de calibre 50. Ses activités sont diversifiées. En plus des enlèvements contre rançons, les Zetas dominant l’est du Mexique, taxe et extorque l’industrie pétrolière, concentrée dans cette région.

Les narcos marquent leur terrain

Depuis l’offensive du président Calderón en 2006, les narcos montrent qu’ils n’ont pas peur des forces de l’ordre, qu’ils ne reculeront devant rien pour marquer leur territoire. Un visage d’une victime a été cousu sur un ballon de football. Des fusillades en plein jour ont eu lieu dans des stations de police. Puis le 15 juillet 2010 à Ciudad Juarez, des gangsters ont kidnappé un homme, lui ont enfilé un uniforme de police et l’ont laissé ensanglanté dans la rue. Comme des secours et des policiers lui venaient en aide, 22 livres d’explosifs déclenchées à distance par un portable a fait sauter une voiture près des autorités.

Or, les narcos se déchaînent sur pas mal tout le monde.  Une grenade a été lancée sur une chaîne télévisée. Dans l’État de Tamaulipas, le politicien Rodolfo Torre et d’autres membres de son parti, sur le point de gagner la course, ont été fusillés il y a quelques années.

«Que voulez-vous de nous?» titrait le journal El Diario de Juárez en 2010. «Vous êtes de facto les autorités dans cette ville parce que les autorités judiciaires n’ont pas été en mesure d’arrêter nos collègues de mourir (…)». D’où le fait que certains chefs d’entreprises ne voient pas pourquoi ils devraient cracher des impôts au gouvernement fédéral lorsqu’ils paient déjà de l’argent à la mafia.

Narco-messages

Pour tenter de convaincre l’opinion publique que leurs actes sont justifiables ou encore, pour envoyer des menaces à leurs rivaux (police, politiciens, hommes d’affaires…), les criminels utilisent des narcomantas. Ces narco-messages sont écrits sur de grandes banderoles blanches souvent fixées à des ponts, telles des affiches publicitaires. Mais les journaux font aussi le travail. En novembre 2006, la Familia, la bande criminelle située au centre-ouest du Mexique dans l’État de Michoacán, avait payé deux journaux pour diffuser cette annonce: «La Famille ne tue pas pour un salaire, ne tue pas les femmes, ne tue pas des innocents; seul mourront ceux qui doivent mourir. Sachez le tout le monde. C’est la justice divine».

Narcocorridos

Une autre manière de se faire entendre, d’apporter des nouvelles à la rue et même de recruter, c’est le narcocorridos. Ces ballades cartonnent! Des milliers de clics sur Youtube. Dans les vidéos, des filles explosives, des camions de l’année, et sous un air de polka, des chansons racontant les nouvelles alliances des narcos, les pactes rompus, les échappés de prison. Mais ce qui démarquent le narcorridos, ce sont leurs hommages aux kalashnikovs et aux barons de la drogue- des richissimes, ayant plusieurs femmes, des armes en or et payant cash leurs somptueux domaines.

Narco-argent pour narco-films

Soulignons aussi les narco-films, style série B, où les protagonistes sont parfois de vrais acteurs. Coca Inc., The Black Hummer, et Me Chingaron los Gringos (les Gringos fucked me) racontent des histoires de narcos, de deals de drogue. Le narcotrafiquant Edgar Valdez, alias la Barbie, aurait payé 200 000$ à un producteur, et prêté un Hummer, des armes en or et des diamants pour le tournage d’un film sur sa vie, Crónicas de un narco.

Le crime organisé est devenu pour plusieurs une option, dans un pays où la moitié de la population vit sous le seuil de la pauvreté.  Un demi-million de Mexicains participeraient directement au trafic de la drogue. Pour cent dollars, le prix d’une vie à Ciudad Juárez, des jeunes ramènent du pain sur la table. Et puisque les narcos, c’est une industrie qui cultive, manufacture, commercialise, etc., dans le livre de paie des narcos, se trouvent aussi paysans, chimistes, passeurs, vendeurs.

Bref,  les narcos, c’est le gorille de huit cent livres dans la salle. Mais personne n’arrive vraiment à mettre une face sur la bête. Et ces gangsters sont aujourd’hui, comme l’écrit l’auteur de El Narco, Ioan Grillo, une insurrection criminelle présentant la plus grande menace armée au Mexique depuis la révolution.

Le narcotrafic se joue principalement sur les quelque 3200 kilomètres de frontière entre le Mexique et les États-Unis. Mais le problème ne s’arrête pas là. Il se trouve aussi ailleurs, comme en Amérique centrale, où des gangs latinos, et fils de communistes guérilleros, se moquent pas mal de Che Guevara et du socialisme.

Bethléem aurait bien existé à l’époque biblique

la-croix.com

Cette pièce en argile était utilisée pour apposer
un sceau sur les documents ou d’autres objet est connu.

Deux profs du Québec donnent leur opinion sur la crise étudiante dans les pages du New York Times

Our Not-So-Friendly Northern Neighbor
By Laurence Bhere and Pascale Dufour

La parole à une personne autiste

Extraits réunis par Brigitte Axelrad – SPS n°300, avril 2012

Le film Rain Man a donné une image de l’autiste aux capacités intellectuelles étonnantes. S’il n’existe seulement qu’une faible proportion d’autistes surdoués, ce que dit l’un d’eux nous éclaire peut-être sur ce que vivent certains d’entre eux.

Voici donc quelques extraits du témoignage de Jim Sinclair, personne autiste de haut niveau, fondateur de Autism Network International.

Histoire des trois (74.19)

Documentaire de l’ONF

Ce long métrage documentaire nous fait revivre le voyage Montréal-Québec qu’entreprirent en 1958 les étudiants de Francine Laurendeau, Jean-Pierre Goyer et Bruno Meloche dans le but de rencontrer le premier ministre du Québec, l’honorable Maurice Duplessis. Ils avaient été chargés par leur assemblée étudiante de lui remettre en main propre un mémoire sur l’accession à l’université. Mais le premier ministre refusa de les recevoir. Pendant trois mois, chaque matin, poliment, ils vont réitérer leur demande… Trente ans plus tard, nous reprenons le train Montréal-Québec avec eux.

La Tondue (1944-1947)

Philippe Frétigné et Gérard Leray

Éditions Vendémiaire
(Disponible à la BAnQ)
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Grâce à un travail minutieux de recherches à travers les archives municipales, départementales, judiciaires, en France mais aussi en Allemagne, en Suisse…, Philippe Frétigné et Gérard Leray ont pu faire la lumière sur l’histoire terrible de la femme tondue photographiée par Robert Capa à Chartres, le jour de la Libération, le 16 août 1944.
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 .
 signale:
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Le blog  L’histgéobox donne une page sur « Le phénomène, massif,  (qui) aurait touché environ 20 000 personnes dans toutes les régions de France »
 .
Un article sur le sujet, de Fabrice Virgili, « Les « tondues » à la Libération : le corps des femmes, enjeu d’une réappropriation », in CLIO. Histoire, femmes et sociétés

De la diversité des médias

Une Journée des Patriotes sous le signe du carré rouge

Un grand rassemblement populaire s’est tenu lundi à Montréal pour souligner la Journée nationale des Patriotes. Parmi les centaines de personnes réunies, nombreuses étaient celles qui arboraient le carré rouge, symbole de la lutte étudiante.

Journée nationale des patriotes

Quelques milliers de personnes se sont réunies lundi, dans le Vieux-Montréal, pour souligner la Journée nationale des Patriotes à l’occasion du 175e anniversaire de l’insurrection de 1837.

Le co-porte-parole de Québec solidaire, Amir Khadir, était notamment de la fête. Le député a notamment pris la parole devant une foule de 3000 à 4000 personnes, selon la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB).

Rescapé du camp 14 : De l’enfer nord-coréen à la liberté

Blaine Harden, Belfont.
(Version anglaise disponible à la Bibliothèque de Ville Mont-Royal)

Une présentation de Juyeon Lee

 Une histoire unique, choquante, et déchirante d’un Nord-Coréen nous est révélée par Blaine Harden, auteur et journaliste américan. Le Camp 14 est une des cinq prisons politiques disséminées dans les montagnes nord-coréennes. Situé à une centaine de kilomètres au nord de Pyongyang, la capitale, le Camp 14 est peut-être le plus terrible. Shin Dong-hyuk y est né.

Aussi, il n’a pas appris ce que signifiaient la famile, l’amour, et la vie. Neuf ans après avoir vu de ses propres yeux l’exécution publique de sa mère, il a finalement réussi à s’évader du camp en passant par-dessus le cadavre de son ami. Rescapé du camp 14, qui raconte cette histoire inimaginable, devrait attirer l’attention de la communauté internationale. Cet ouvrage qui a failli tomber dans l’oubli, nous force aujourd’hui à voir la réalité de la violation des droits de l’homme en Corée du Nord.

Articles

Long article de l’Express.

US journalist uncovers horrors of world’s toughest prison camp (The Korea Times)

How one man escaped from a North Korean prison camp (The Guardian)

Interview

Escape from Camp 14: Shin Dong-hyuk (CBC Radio)

Blaine Harden: Author, “Escape From Camp 14″ (C-SPAN Q&A)

….

Site du journaliste Blaine Harden

Frapper sur des casseroles: du Chili au Québec (audio)

Courte entrevue iPhone de Enrique García et Julie Turgeon 

L’action de faire du bruit avec des casseroles, expliquée par Rodrigo Ortega, journaliste indépendant d’origine chilienne,  vivant au Québec depuis plus de 20 ans.

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