Université Concordia: bibliothèque avec des ouvrages d’imams radicaux

webster-libraryCanoe.ca

TVA Nouvelles a trouvé des dizaines d’ouvrages d’imams radicaux.

Comme Raheem Green, qui explique qu’il est normal pour un homme de battre sa femme tant que ça ne laisse pas de signes extérieurs et qu’il ne lui fracture pas d’os.

Zakir Nait, lui, raconte dans une vidéo que la loi de l’islam prévoit la peine de mort pour ceux qui renient leur foi.

On trouve aussi des livres et vidéos de l’imam Bilal Phillips, banni d’Angleterre et de nombreux pays. Il explique que la loi islamique prévoit la mort dans certains cas d’homosexualité.

(…)

Aux locaux de l’Association des étudiants musulmans, on a offert cette explication: «C’est ouvert à tout le monde pour la recherche».

Les responsables de la sécurité ne font pas la différence entre les radicaux et ceux qui ne le sont pas. Concordia fournit gratuitement les locaux de la bibliothèque islamique.

Pierre Foglia : le premier blogueur du Québec

b8c7b10c-d29c-4e92-8be8-4ec00609511d_ORIGINALMarie-Claude Ducas

Journal de Montréal

Beaucoup s’étaient posé la question, en constatant son absence depuis un moment dans les pages de La Presse (et sur La Presse +). Pierre Foglia nous l’a confirmé, dès le début du texte qu’il signait samedi dernier :  « Je suis à la retraite ».

Le mal élevé de La Presse (Article du 1er mai 1993)

Louise Gendron

L’actualité

Signé Pierre Foglia. Plus de 2000 chroniques en quelque 15 ans. Près d’un million de lecteurs par semaine. Un style unique. Une énorme influence.

D’abord vérifier rapidement en page A5 de La Presse. Petit pincement de déception : il n’y est pas. Vraiment, il exagère ; voilà presque deux semaines que ça dure et je me sens abandonnée. Comment peut-il me faire ça, à moi qui ne pars jamais en vacances sans trouver quelqu’un pour arroser les plantes et me découper Foglia ?

Et ils étaient combien?

image-1Une «Marche pour l’éducation» clôt une semaine de mobilisation

Philippe Orfali, Le Devoir

 

(…)

Après une semaine ponctuée de près de 70 actions symboliques de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics dans toutes les régions du Québec, de nombreux groupes issus du milieu de l’éducation ont revendiqué à leur tour, samedi, cette fois en marchant devant les bureaux montréalais du premier ministre Philippe Couillard. Les fédérations étudiantes collégiales et universitaires (FECQ et FEUQ), l’Association québécoise des CPE, des syndiqués de la CSQ ainsi que des députés de Québec solidaire et du Parti québécois ont participé à cette « Marche pour l’éducation », dont l’objectif était de sensibiliser le gouvernement aux enjeux de l’éducation en cette période prébudgétaire.

 

Question: Et tous ces «  nombreux groupes issus du milieu de l’éducation »  (Les fédérations étudiantes collégiales et universitaires (FECQ et FEUQ), l’Association québécoise des CPE, des syndiqués de la CSQ) avaient convaincu combien de personnes de venir marcher?

La réponse dans le Journal Métro: Quelques centaines de personnes.

 

Charité et activités de bienfaisance….

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Sur le site d’Alternatives

Le Boss de l’ONG Alternatives affirmait récemment: « Nous avons soutenu et considérons toujours que l’ensemble des activités d’Alternatives relèvent de la charité et sont des activités de bienfaisance. »

C’est pourquoi il a organisé le mois dernier une conférence « EST-CE QUE LE GOUVERNEMENT SYRIZA PEUT ROMPRE AVEC L’AUSTÉRITÉ ? »,  avec Natassa Romanou, représentante de Syriza à New York et Dimitri Roussopoulos, éditeur de Black Rose Books, Montréal

Présentation de la conférence: Un nouvel espoir souffle sur la Grèce!

Syriza, la coalition de la gauche radicale, fraichement élue a pris des mesures décisives dès sa première semaine au pouvoir pour rompre l’étau austéritaire inhumain imposé au peuple grec. Les mouvements sociaux et la gauche européenne anti-austérité s’en réjouissent.

Toujours dans le cadre de la charité et des activités de bienfaisance, on peut lire sur le site de l’organisme, un article du militant communiste français Elias Duparc

Les mensonges du « Monde » sur Syriza

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Parmi les articles récents de cet auteur

Le grand retour du Parti Communiste (?) par Elias Duparc, militant communiste à Paris

(…) Communistes au service de la solidarité, défenseurs acharnés des salariés et des classes populaires, redéployant des projets à la hauteur de l’humanité, nous n’avons pas fini de travailler pour « hâter la venue du printemps ». Mais ce travail qui n’a jamais cessé s’augmente aujourd’hui de perspectives à la fois inquiétantes et exaltantes. Au seuil de désastres possibles, le Parti Communiste peut et doit prendre la relève.

Bernard Drainville, la voix de la justice sociale

Texte collectif dans Le Devoir

Remarque: Trois des quatre signataires ont été (ou sont toujours) sur le Conseil d’administration du groupe de pression SPQ Libre

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La pilule de l’homéopathie au fond de la gorge

constipation-soignez-la-avec-l-homeopathieIsabelle Burgun

Agence Science-Presse

Rappel à moi-même : ne jamais siroter un café en lisant les articles santé de La Presse ! Je me suis étouffée en lisant un récent article « L’homéopathie : une pilule bien dorée ».

Pourtant, cela commençait bien : « L’homéopathie polarise le débat. D’une part, ses tenants la décrivent comme une médecine douce, sans danger ni effets secondaires. De l’autre, ses détracteurs la qualifient de «pseudoscience» tout au plus aussi efficace qu’un placebo. » – une assertion convenue depuis que l’homéopathie, le « fer de lance » des médecines alternatives, déverse ses inoffensives et très lucratives granules dans les pharmacies québécoises.

Bien qu’une médecine ne soit pas plus ou moins «douce» ou «naturelle», selon moi : elle fonctionne ou pas – et je ne suis pas la seule à le penser – j’étais curieuse de lire où la journaliste s’en allait avec un sujet ni franchement nouveau ni franchement d’actualité –cela fait 80 ans que la compagnie Boiron commercialise ses petites pilules.

Malheureusement, cela s’est gâté. Je me suis retrouvée à lire un article présentant cette «discipline» comme légitime – si on le lit attentivement l’article se retrouve à faire l’apologie de l’homéopathie: petit historique, présentation des lois de l’homéopathie —le principe des similitudes— en version latine «Simila similibus curentur», —ça ne nuit pas et cela fait plus scientifique ! –, à l’individualisation, la controverse qui entoure la «discipline», des études attestant que l’homéopathie «ça marche» et pour finir, le dernier clou au cercueil de l’esprit critique, l’approbation de Santé Canada.

Les dernières paroles seront (évidemment) pour l’homéopathe: «Il ne faut pas que la médecine devienne fasciste et commande aux gens comment ils doivent être traités, dit-il. Il est important que les gens soient informés du potentiel de l’homéopathie, de façon non biaisée.» Vous voyez un biais, vous ?

Petite lecture critique

Donc, avalons et reprenons. Il s’agit bien évidemment d’une présentation en règle des principes non-scientifiques et non-vérifiés que les homéopathes mettent de l’avant pour justifier le commerce de substances non-médicinales aux effets non prouvés – lire à ce sujet, l’article sur l’étude du Pr Serge Larrivée.

En effet, les granules sont reconnues comme «produits de santé naturelle homologués (sic)» par Santé Canada —il ne s’agit donc pas de médicaments, de thérapies qui nécessiteraient des essais cliniques pour valider leur dits effets bénéfiques. Et lorsqu’on consulte les «preuves relatives aux médicaments homéopathiques », il s’agit surtout de conseils d’étiquetage et d’obtention de licence, il n’est aucunement mentionné de vérification ou d’analyses des allégations figurant sur le produit. Plus, si vous avez un label (de France ou d’ailleurs), vous l’aurez ici.

Il n’y a aucune interdiction de Santé Canada puisque ces produits ne contiennent rien
Olivier Bernard, alias, le Pharmachien( @lepharmachien)

La revue médicale The Lancet a fait beaucoup mieux depuis l’article de 1997, cité par La Presse —svp, La Presse, pouvez-vous mettre les liens vers les articles cités afin que le journaliste ou le citoyen qui lit votre texte puisse avoir accès à votre référence, merci.

En 2007, The Lancet publiait un article confirmant l’absence d’effets spécifiques de l’homéopathie: «Cinq méta-analyses d’essais cliniques en homéopathie ont été faites avec le même résultat : après avoir exclu les essais méthodologiquement inadéquats, et en prenant en compte les biais de publication, l’homéopathie n’a produit aucun bénéfice significativement supérieur au placebo »

Vous me direz, l’effet placebo, c’est déjà bien. Sauf qu’un placebo a ses paradoxes: il ne contient généralement pas de substance active qui pourrait affecter la santé.

A placebo is anything that seems to be a « real » medical treatment — but isn’t. It could be a pill, a shot, or some other type of « fake » treatment. What all placebos have in common is that they do not contain an active substance meant to affect health
WebMD

Sur les fameuses lois qui soutiennent l’homéopathie, je conseille de lire «La validité scientifique de l’homéopathie en question – Quelques réflexions critiques» de l’ancien chercheur du CNRS Jacques Theodor qui démonte les fameux «principes» cités par la Presse.

Un extrait. «Seul un esprit irréversiblement acquis au dogme homéopathique refusera d’admettre que l’influence d’une goutte diluée dans de telles quantités d’eau, sur un système biologique quelconque, ne peut être que rigoureusement nulle. Ceci ne souffre pas la moindre contestation.»

Le Centre de la santé complémentaire et intégrative de l’agence américaine de la santé va d’ailleurs un peu dans ce sens là dans sa section consacrée à l’homéopathie: «Il y a peu de preuves qui soutiennent l’homéopathie comme étant un traitement effectif d’une condition spécifique » —en d’autres mots, ce n’est pas un remède.

L’homéopathie pourrait même être dangereuse, souligne le centre américain de santé complémentaire car les produits pourraient contenir un montant substantiel d’ingrédients actifs ce qui pourrait occasionner des effets secondaires et des interactions avec la prise de médicament

Although people sometimes assume that all homeopathic remedies are highly diluted and therefore unlikely to cause harm, some products labeled as homeopathic can contain substantial amounts of active ingredients and therefore could cause side effects and drug interactions
-National Center for Complementary and Integrative health

Elle devrait même être bannie des tablettes de nos pharmacies, comme l’affirme le professeur de la médecine complémentaire de l’Université Exeter de Grande-Bretagne, Edzard Ernst. Car cette alternative pousse de nombreux patients à se détourner d’interventions utiles, telle la vaccination.

La fausse controverse de l’homéopathie

Dire qu’il existe encore une controverse, c’est faire le jeu des homéopathes. Soutenir que la controverse provient du milieu scientifique, c’est affirmer que les médecins, pharmaciens et compagnies pharmaceutiques complotent à ne pas rendre accessible la «vérité» de l’homéopathie —notre Pleins Feux du mois de mars portera justement sur les théories du complot.

Rappelons, pour mémoire, que toutes les allégations et opinions ne se valent pas. Nous en avons les preuves continuelles avec les questions du réchauffement climatique que les climatosceptiques tentent de réduire à une question de controverse entre scientifiques.

Devant l’indémontrable, la maxime de Hume s’avère un outil précieux. Le philosophe propose un argumentaire pour expliquer les prétendus miracles – reformulé par Jean Bricmont, dans le livre de Normand Baillargeon, «Petit cours d’autodéfense intellectuelle» (p223) : «quelles raisons me donnez-vous de croire que la véracité de ce que vous avancez est plus probable que le fait que vous vous trompiez ou que vous me trompiez ? Les scientifiques peuvent répondre en invoquant des expériences précises (…) pour les autres, une telle réponse n’existe pas.»

Bryn Williams-Jones, le directeur du Centre de bioéthique de l’Université de Montréal, me le rappelait récemment en entrevue: «Il faut toujours se demander à qui cela profite?». Prendre le temps de s’informer à plusieurs sources, de se poser des questions sur la véracité des faits —et les effets— en d’autres mots, ne rien avaler tout cru. Avant tout, cultiver le doute et l’esprit critique, même (surtout ?) en matière de santé.

Infographie: les évasions les plus audacieuses

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