Rapport annuel de gestion du conseil supérieur de l’éducation

Lu dans le Rapport annuel de gestion (2010-2011) du Conseil supérieur de l’Éducation (p. 51) :
La liste des documents qui ont été les plus demandés et téléchargés en 2010-2011

Le Kiosque ne saurait trop en recommander la lecture. La prose du Conseil et la profondeur de ses analyses sont un constant émerveillement.

Le Kiosque avait publié le 15 septembre 2010 :

Un regard (désabusé) sur une étude (?) du Conseil supérieur de l’Éducation

Titre de l’étude: Une école secondaire qui s’adapte aux besoins des jeunes pour soutenir leur réussite.

Pour faire cette étude, le Conseil a réalisé “une importante activité d’écoute” auprès de quelque 200 personnes. Les conclusions du Conseil feront chanceler ceux qui croyaient connaître les ados.

On croyait que les ados n’avaient qu’un seul besoin? C’est faux : “ ils ont des besoins d’ordre pédagogique, personnel et social”.

On croyait que, de 12 à 17 ans, les ados ne changeaient pas? Encore faux : “ ils traversent diverses étapes critiques de croissance”.

On croyait que les ados vont à l’école comme ils vont dans leurs chambres? Encore faux : “ l’école est un lieu de socialisation important pour eux.”

Les jeunes n’ont aucune valeur? Faux : “les jeunes adhèrent à plusieurs valeurs.” (Le Conseil ne précise pas lesquelles.)

La famille n’a aucune importance? Faux : “la famille est pour eux le premier lieu de référence et de soutien.” On précise aussi : “La famille est un lieu d’ancrage pour les jeunes ainsi qu’un acteur majeur dans la réussite et la persévérance scolaire de ceux-ci”.

Les ados se foutent de leurs amis, de leurs chums et blondes? Pas du tout : “Les amis et la vie amoureuse sont aussi des éléments déterminants tout au long de leur cheminement vers la vie adulte.”

Les ados ne font rien du tout? “ Ils sont en général actifs autant dans les sports que dans leurs loisirs” (on ne précise pas quels loisirs).

Finalement, au terme de cette “activité d’écoute”, le Conseil recommande : “que l’école secondaire soit un milieu de vie qui prend en compte tous les types de besoins des élèves”…

Réactions de la gauche radicale au pacte entre progressistes (PQ-QS)

Parti communiste du Québec (PCQ):
Des comtés à conquérir ? Des victoires pour les forces populaires !

Presse-toi à gauche !:
Contre une alliance électorale entre le PQ et QS, pas de raccourci en politique !

Nouveaux cahiers du socialisme
L’actuel débat sur les pactes tactiques entre progressistes : ses origines et sa portée

Attention c’est du lourd! La première phrase:

"Depuis la recomposition du paysage partisan au Québec intervenue en 2011 (tant au fédéral qu’au provincial), la question de l’ouverture de discussions entre forces politiques souverainistes et progressistes s’est posée chez maints analystes et acteurs gravitant autour de ces courants, par-delà les lignes partisanes et sans égard au statut de tout un chacun (journaliste, blogueur, militant, chercheur, professeur, etc.)."

Embaucher la famille

Conflit d’intérêts et apparence de conflit d’intérêts

Les commentaires du Professeur masqué

« Par exemple, à la commission scolaire de Montréal, la présidente de cette CS, Diane De Courcy, a deux enfants qui ont été nommés directeurs adjoints sous sa gouverne.  On affirme que le processus de sélection a été impartial.

Les deux enfants de la présidente de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) occupent un poste de directeur adjoint au sein de l’organisation, une situation qui crée un certain malaise.

À la commission scolaire des Affluents, on a attribué au terme d’un processus de sélection un contrat d’une valeur de 465 000$ à la compagnie Rogers et c’est la boutique  de Terrebonne qui fournira le service quant aux 300 appareils cellulaires destinés aux cadres et directeurs de cette CS. Or, cette boutique est détenue à 10% par le président de cette même commission scolaire, Yves St-Denis, et la soumission de Rogers était de 15 000$ supérieure à son concurrent, Telus, qui offrait ce service sans problème notable à la CS depuis six ans. »

Les émissions Caméra 91 (TQS) sont en ligne

Saguenay-Lac-Saint-Jean au Québec les hommes sont comblés: 10 femmes pour un homme

On vit dans un cartoon

Laurent Landry, directeur du Centre de ressources éducatives et pédagogiques, un centre d’éducation pour adultes de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), a lancé l’opération Galaxias lors du 3e colloque annuel du centre, qui s’est tenu le 24 novembre 2010 dans les locaux de la rue Beaubien à Montréal.

Pourquoi Galaxias? « Parce que l’énergie, la cohésion et la puissance qui se dégagent de l’équipe du CREP se comparent à celles d’une galaxie », répond Laurent Landry.

Remarque: il faudrait peut-être prévenir la CSST.

L’Aut’conflit

Le prix du conflit
Myriam Ségal, Le Quotidien

« Aux premiers balbutiements du conflit entre RTA à Alma et ses 780 travailleurs, un sondage réalisé pour Le Quotidien et le Progrès-Dimanche montre la profonde division de la région sur cet affrontement. Normal: 30 000 citoyens voulaient ces jobs et voient les gagnants gaspiller le gros lot! Cette lutte va faire mal. »

Comparons avec ces articles publiés dans L’Aut’ journal :

Alma : Rio Tinto Alcan préparait le conflit depuis un an

Les vrais enjeux du conflit à Alma

"Problématique du poids?"

La Coalition québécoise sur la problématique du poids (www.cqpp.qc.ca). Problématique du poids ?

Commentaires de Jean-Sébastien Marsan

Dans le Grand dictionnaire terminologique de l’Office québécois de la langue française, la définition générale de « problématique » est celle-ci : « Qui a le caractère d’un problème, qui attend une solution. »

Or le poids n’est pas un problème en soi. C’est le surplus de poids (l’obésité) qui constitue un problème de santé publique.

Pour simplifier, la Coalition québécoise sur la problématique du poids se présente souvent sous le nom « Coalition Poids ». Sur le plan linguistique, c’est bizarre… Une coalition, c’est pour lutter contre quelque chose ou pour encourager quelque chose. Lutte-t-on pour ou contre le poids ? Il s’agit ici de lutter contre ce qui provoque le surplus de poids, pas le poids en soi.

Dans l’introduction de la page « Mission » du site web de la Coalition, on peut lire : « Le mandat de la Coalition Poids est de susciter les appuis nécessaires pour revendiquer des modifications législatives, réglementaires et des politiques publiques dans trois secteurs stratégiques (agroalimentaire, socioculturel et environnement bâti) afin de favoriser la mise en place d’environnements facilitant les choix santé qui contribueront à prévenir les problèmes de poids.»

On relit, lentement : le mandat de l’organisme est de susciter des appuis pour revendiquer des modifications qui favoriseront la mise en place d’environnements qui faciliteront les choix qui contribueront à prévenir les… au secours !

En langage clair : la Coalition lutte contre ce qui favorise l’obésité.

Accros au crédit

Un article d’Annick Poitras, Jobboom

« [L]‘endettement atteint maintenant de dangereux sommets. Pour chaque tranche de 1000$ de revenu net d’impôt, les familles canadiennes ont une dette de 1500$, incluant la dette hypothécaire. Du jamais vu, affirme l’Institut Vanier, un centre de recherche voué au bien-être des familles. Il y a 20 ans, c’était 930$.

C’est que les dettes liées à la consommation explosent. Les Québécois trimballent aujourd’hui un solde moyen de 3000$ sur leurs cartes et marges de crédit, disent plusieurs études. On achète une nécessité par ci, un petit luxe par là… et au final, on le sait, ça fait mal.
[…]
L’épargne personnelle est aussi en chute libre; en 1990, les familles canadiennes épargnaient en moyenne 8000$ par année. Aujourd’hui, ce n’est plus que 2500$, selon l’Institut Vanier. »

Les jeunes Français fous de l’UdeM

Un article du journal Forum

Petite leçon de rectitude politique; une gracieuseté de deux profs de Concordia

Une opinion parue sur Cyberpresse

L’essentiel:
On ne devrait pas parler de « crimes d”honneur » mais de féminicide (homicide de femmes parce qu’elles sont femmes).

Pourquoi alors les médias parlent-ils de « crimes d’honneur »? Parce que, selon les deux dames, en parlant de « crimes d’honneur », les journaliste ont deux buts:

A-Montrer que les crimes contre les femmes (féminicide) sont un phénomène très marginal.
(Même en lisant le texte au complet je ne vois pas très bien pourquoi les journalistes feraient ça.)

B-  « D’autre part, celui de faire croire que le féminicide est un phénomène propre à certaines populations du Canada et à des cultures ou religions bien précises ailleurs dans le monde. […] Plusieurs journalistes ont mentionné les origines afghanes de la famille et son adhésion à l’islam, suggérant que ces meurtres ont été motivés par des croyances culturelles et religieuses. »

On se demande en effet où les journalistes vont chercher tout ça. Ils ne lisent pas les journaux?

Par ailleurs sur le site d’une autre université on peut lire une recherche de Marie-Pierre Robert:

Étude exhaustive des crimes d’honneur depuis 1954
Les crimes d’honneur sont punis très sévèrement au Canada

(Alors que les deux profs de Concordia écrivent: « [D]es estimations récentes établissent à 12 ou 13 le nombre de «crimes d’honneur» perpétrés au Canada ces 10 dernières années. La comparaison entre ces chiffres ne sert qu’à singulariser les «crimes d’honneur», alors même qu’ils s’inscrivent dans le phénomène plus large de la violence faite aux femmes. »)

Marie-Pierre Robert donne une précision intéressante:

«Dans les 12 dernières années, il y a eu une augmentation significative des cas. Tandis que 3 cas ont été répertoriés entre 1954 et 1983, les crimes d’honneur ont fait au moins 12 victimes depuis 1999.»

« En travaillant avec les communautés, en mettant sur pied des ressources d’appui, en informant mieux les nouveaux arrivants, nous serons mieux à même de prévenir les crimes d’honneur que par la modification du Code criminel.»

(Si on a bien compris les deux profs, on ne voit vraiment pas de quelles communautés il s’agit.)

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 1  005 followers