Surprise!

Transport Québec refuse de remettre à la Gazette le rapport sur le pont Mercier.

Donnez-nous l’austérité, mais pas tout de suite

The Economist nous présente un graphique épeurant des déficits gouvernementaux (Canada inclus) des trois dernières décennies.

 

Petite histoire de la forêt québécoise

Il y a bien quelques films, dont La mort d’un bûcheron (Gilles Carle), des chansons sur la drave, des contes, la chasse-galerie, etc. Finalement pas grand-chose pour évoquer les deux siècles pendant lesquels les Canadiens français se sont lancés à l’assaut de la forêt. Il est vrai qu’ils ne contrôlaient rien; les compagnies étaient britanniques ou américaines et nos gouvernements n’osaient pas les déranger. L’histoire de la forêt est un peu gênante…

De ce qui constituait les immenses forêts de chênes et de pins qui recouvraient le Québec, il ne reste plus rien, ou presque. Seul un petit boisé de douze hectares situé à deux kilomètres de la ville de Huntingdon a traversé le temps, intact. Avec ses arbres qui dépassent les 300 ans, le Boisé-des-Muir est la forêt que les bûcherons ont oubliée.

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Trotski

Robert Service, Perrin.

Disponible à la biliothèque de Ville Mont-Royal

Remarque: Il y a deux groupes trotskistes affiliés à Québec solidaire, Tendance marxiste et Gauche Socialiste.

Revue de Gauche Socialiste

(…) Ne pensons pas un seul instant qu’il s’agit d’une biographie à charge. Sur l’exceptionnelle intelligence de Lev Davidovitch Bronstein, sur la part décisive qu’il prend dans le succès de la révolution d’Octobre, sur le créateur et chef victorieux de l’armée Rouge, sur l’historien brillant de sa propre action – son Histoire de la révolution russe reste un modèle d’histoire “à chaud” -, tout y est, magistralement rendu. Non, ce qui fait l’exceptionnelle qualité de cette biographie de Trotski, c’est qu’elle nous livre la clé de son échec. La faille de Trotski, c’était sa vanité. Il méprisait le monde entier. Lorsqu’il se découvrit sans amis, sans alliés, contre le rusé Géorgien, son sort était scellé.

Le meilleur livre d’histoire 2011: Trotski, de Robert Service. Magazine Lire

La vraie vie de Léon Trotski

Longue critique de l’Express.

La seconde mort de Trotski

Par Emmanuel Hecht (L’Express)

Le Britannique Robert Service publie la première véritable biographie du fondateur de l’Armée rouge. Il y dévoile un révolutionnaire loin des images de propagande. Ainsi, ce portrait de l’exilé qui, pour vivre, prenait soin de vendre son histoire.

Trotski

Documentaire Arte (52.31)

Né en 1879 dans une famille de la bourgeoisie juive russe, Lev (Léon) Davidovitch Bronstein commence à militer alors qu’il est étudiant. Déporté en Sibérie, il s’évade et se réfugie en Angleterre, où il prend le pseudonyme de Trotsky

Après avoir joué un rôle de premier plan lors de l’insurrection avortée de Saint-Pétersbourg en 1905, il élabore en exil sa théorie de la révolution permanente. Alors qu’il s’est tenu longtemps à distance du parti bolchevik, dont il n’est qu’un adhérent récent, Lénine, confiant dans ses capacités de stratège, lui attribue en octobre 1917 l’organisation militaire du coup d’État contre Kerenski. Trotsky devient ainsi l’un des principaux artisans de la révolution d’Octobre et l’un des chefs de file du nouveau pouvoir soviétique.

En ex-URSS, Trotsky reste aujourd’hui particulièrement contestée, plus volontiers assimilée à celle de traître ou d’un monstre sanguinaire qu’à celle d’héros et martyr révolutionnaire

Trotsky with Hitchens and Service ( 35.56)

Christopher Hitchens and Robert Service introduce Leon Trotsky, one of the half-dozen outstanding Marxist revolutionaries.



Sur le site d’Amnistie internationale (section Canada francophone)

Amnistie.ca

Pour le journaliste et blogueur cubain Luis Felipe Rojas, publier un article sur son blog (Franchir les barbelés) ou envoyer un simple courriel s’apparente à un véritable parcours d’obstacles.

Pour accéder à Internet, il n’a d’autre choix que de quitter son domicile au petit matin et de parcourir les 200 kilomètres qui séparent Holguín – sa ville de résidence, qui se situe dans l’est de Cuba – du cybercafé le plus proche. S’il a de la chance et qu’il n’est pas contraint de s’arrêter en chemin à un poste de contrôle de police, il lui faut environ trois heures pour pouvoir enfin s’installer devant un ordinateur.

On vit dans un cartoon

Jean-Sébastien Marsan nous signale:

Cette semaine, j’ai découvert une série de cinq articles très intéressants sur notre culture de l’amour et du couple : http://infokiosques.net/lire.php?id_article=158

L’un de ces articles, “La culture de l’Amour”, a été écrit par quelqu’un qui féminise le texte (“mes ami-e-s”, “soyons sûr-e-s”, etc.).

C’est un peu pénible à la lecture, mais ça ne m’a pas surpris outre mesure… jusqu’à ce que je découvre, au milieu du texte (à partir du paragraphe qui commence par “Le Dieu Amour a ses Christs”) que le pronom personnel masculin pluriel “ils” est devenu “illes” pour englober le féminin ! Par exemple, “Illes sont parfait-e-s”.

Plus délirant : amalgamer les pronoms “elles” et “eux” pour créer “elleux” (“s’unir avec elleux”).

ABC de l’anarchisme, leçon #1: Les figures

Sur le site anarchiste Voix de faits

ABCCamarades journalistes, vous avez besoin d’aide. Vous n’avez absolument aucune idée de ce qu’est l’anarchie. Vous n’avez pas pris la peine de lire toute la documentation, pourtant publique et largement disponible, prévue à cet effet.

Je comprend, c’est plus long qu’un communiqué de presse. Il faut même parfois faire un effort de réflexion. Et vous n’êtes pas payés pour ça.

Mais je ne vous blâme pas. À la vitesse où vos patrons sabrent dans vos emplois, on voit que vous travaillez dans l’urgence…

Allez, on oublie tout. On fait copain-copine. On recommence à zéro. Dans des mots très simples cette fois, je tâcherai d’expliquer pour vous de nouveau ce qu’est l’anarchisme. De l’anarchie de A à Z, on passera à l’ABC.

La fin du monde en 2012? Non, selon les Mayas eux-mêmes

Agence France-Presse

Des archéologues américains ont découvert au Guatemala les plus anciens calendriers astronomiques mayas datant du IXe siècle, qui n’annoncent pas la fin du monde en 2012 contrairement à certaines croyances populaires, révèle une étude publiée jeudi aux États-Unis.

Aussi

Dernière année avant la fin du monde ?

Que va-t-il nous tomber sur la tête le 21 décembre 2012 ? Le spécialiste d’archéologie précolombienne Éric Taladoire nous dit tout.

Extrait

Que pensent les Mayas de ces prédictions ?

Pour 95 %, ils s’en foutent royalement. Mais je pense que cette indifférence vient essentiellement du peu de considération que les théories alarmistes accordent à la civilisation maya elle-même et à son interprétation. Le film de Roland Emmerich en est une illustration parfaite. Dans 2012, en effet, vous avez vaguement deux photos de Mayas Tikal allongés par terre, puis on passe à Washington, Los Angeles, aux images apocalyptiques. Cette utilisation d’une culture pour légitimer de sombres thèses est une imposture. Mais la vérité, c’est que les Mayas sont bien davantage occupés à se battre pour que leurs oranges vendues à Tropicana ne comportent pas la mention Provenance : Floride qu’à s’inquiéter de la fin annoncée. Et le 21 décembre 2012 leur donnera certainement raison…

2012, le business de la fin du monde

Randonnées new age, kits de survie, bunkers de luxe… Le commerce de l’apocalypse ne connaît pas la crise.

Par VICTORIA GAIRIN

Comment, vous n’avez toujours pas réservé votre place au chaud pour survivre à la fin du monde ? Si l’on en croit les prophéties inspirées du calendrier maya, qui fixent l’apocalypse au 21 décembre 2012, c’est de la pure inconscience. Plus que onze mois pour creuser son trou, édifier son bunker, faire des provisions et dire au revoir (sait-on jamais) à la planète Terre… On n’a pas trouvé mieux pour juguler la crise financière : faire de fumeuses prédictions un véritable business. Et le pire, c’est que ça marche. Les arnaques en tout genre fleurissent sur la Toile sur fond de théories catastrophistes et autre spéculation apocalyptique.

….

Apocalypse 2012 ( Documentaire 45:13 minutes )

December 21, 2012 – disaster will strike the planet. The world, as we know it, will end.  That is what many people, millions of web sites and international doomsday entrepreneurs predict. Written, produced and directed by award-winning documentarian Cynthia Banks, Apocalypse 2012 presents the leaders, chroniclers, debunkers and the businessmen of this wide-spread certainty of a global cataclysm.


Guérir en comprenant les messages de nos malaises et de nos maladies : Le grand dictionnaire de la métamédecine

Claudia Rainville, Montréal, Éditions Québécor, 2011.

Une critique de Sophie Mangado 

La malaria ? Question de « fréquence vibratoire ». La dysenterie ? De dictature. Le Sida ? De peur et de culpabilité. Ces deux-là reviendront d’ailleurs ad nauseam au ban des accusés de Guérir en comprenant les messages de nos malaises et de nos maladies. Scanner d’un nouveau venu au rayon croissance personnelle des librairies et – plus déconcertant – des bibliothèques.

Tout un programme proposé par Claudia Rainville, « spécialiste de l’intervention psychosomatique ». Autoproclamé Grand dictionnaire de la Métamédecine, son pavé promet au lecteur les remèdes à tous les maux, à grand renfort de préceptes hasardeux. « Je suis bien consciente à quel point ce livre est fabuleux », déclare sans ambages l’auteure en avant-propos. Effectivement, au fil des quelque 600 pages on fraye avec le fantastique et l’invraisemblable. Le postulat est simple : comprendre les causes de nos maux est le premier pas vers la guérison. Claudia Rainville ne se targue pas de l’avoir inventé et reprend Hippocrate : « Si tu es malade, cherche d’abord ce que tu as fait pour le devenir ». L’appliquant à n’importe quel « problème de santé », notre « psychothérapeute éclairée » livre les clés de la guérison, rien de moins.

L’homosexualité, dont on se surprend qu’elle figure parmi un « grand dictionnaire » répertoriant 1300 « malaises et maladies », tiendrait à un arrimage défaillant du yin et du yang. Et l’auteure de s’empêtrer dans une tentative d’explication pour le moins opaque. « L’homosexualité n’est pas une maladie en soi ». Nous voilà rassuré. Si ça n’est pas une maladie, on en déduit qu’il doit s’agir d’un « malaise », et pas des moindres puisque plus de trois pages y sont consacrées, alors que dans l’ensemble il n’en faut pas plus d’une à Claudia Rainville pour régler ses « cas ». Une fois passée la théorie de la « loi de la polarité », elle nous propose cinq histoires de vies cassées, de traumatismes de l’enfance d’où résulterait l’homosexualité des protagonistes. Hum… « Alors, docteur, l’homosexualité : ‘‘problème’’ (de santé) ou pas ? », a-t-on envie de demander. On reste pantois devant la façon dont l’auteure clôt ce chapitre. Parce que les homosexuels éprouveraient une intense culpabilité, on ne devrait pas « être surpris qu’ils constituent le groupe le plus atteint par les MST (maladies sexuellement transmissibles, ndlr) et par le Sida ».

Sans queue ni tête

Après avoir lu ça, on ne résiste pas à la curiosité de découvrir les dessous du Sida et des MST. Ces dernières « résultent très souvent de culpabilités sexuelles, culpabilités en lien avec des croyances provenant de notre éducation religieuse ou familiale, d’avoir eu des rapports avec une personne du même sexe ». Édifiant. Le raisonnement est partiel autant qu’erroné. « On peut remarquer que les partenaires vivant une relation de couple harmonieuse (…) sont rarement sujets à ces maladies. » De là à en déduire que les MST seraient l’apanage d’homosexuels incapables de vivre une relation harmonieuse… Mais la solution, docteur, la clé ? La culpabilité, bien entendu (ad nauseam, on avait prévenu) ! Un « sentiment de honte » suffirait pour contracter une MST. Apprivoiser un tel sentiment est-il gage de guérison ? La fable ne le dit pas.

« Il faut distinguer séropositivité et Sida », apprend-on un peu plus loin. Jusqu’ici tout va bien, mais ça se gâte vite. « On peut être positif (au test de dépistage, ndlr) dans un pays et négatif dans un autre. » Ah bon. « La peur, l’angoisse ou les traitements peuvent avoir raison de notre système immunitaire et nous conduire vers ce syndrome d’immunodéficience acquise que l’on nomme Sida. » Heureusement, les questions clé arrivent, salvatrices : « Ai-je vraiment dit : ‘‘OUI à la vie !’‘ ? (…) Dois-je apprendre à développer mon discernement plutôt que de croire tout ce qu’on me dit ? ». Vous avez dit discernement ? Comme « gros bon sens » ? Bien, notons, cette notion nous servira plus loin. Finissons-en d’abord avec le Sida, d’un coup de question magique. « Ne serait-il pas mieux que j’écoute mon corps plutôt que le résultat d’un test que plusieurs éminents chercheurs mettent en doute ? ». La « peur de contracter le syndrome » et la « culpabilité de vivre », voilà donc ce qu’il faudrait combattre pour guérir du Sida.

Ce livre est décidément fabuleux. Si si, pensons-y bien. En cessant simplement de pratiquer les tests de dépistage, on pourrait éliminer une grande partie du problème. Le risque de « contracter le syndrome » provient de la peur inhérente au fait de savoir que l’on est séropositif. Si on l’ignore, on n’a pas peur, on ne risque rien. Et hop, exit la séropositivité, et éradiqué le Sida !

Dysenterie, dictature et discernement

« Quelque (sic) soit le micro-organisme en cause, la dysenterie est souvent liée à une situation où l’on se sent prisonnier et que l’on rejette fortement ». On est désarçonné par la suite du raisonnement : « On rencontre particulièrement des cas de dysenterie dans des pays où règne la dictature ». Et re hop, exit les conditions d’hygiène et de salubrité. Non pas que l’origine bactériologique de la maladie soit remise en question – Claudia Rainville ne pousse pas le vice jusque là. Mais pour s’en sortir, le malade devra se demander si « les germes présents dans la nourriture qu[’il] consommai[t] n’auraient pas eu de prise sur [lui] si [son] terrain psychique n’avait pas été favorable à leur développement ». Comprenez « s’il ne s’était pas ‘’senti prisonnier’’ ». Ce livre est fabuleux.

Claudia Rainville adresse ses trouvailles à qui veut « devenir [son] propre guérisseur » ou aux professionnels de la santé en mal d’outils pour accompagner des patients souffrants. Les Éditions Québécor ont emballé cet inepte abécédaire avec le papier-recette du best-seller. Le « Guérir » en gros caractères mauves de la couverture accrochera l’oeil du lecteur peu averti. A l’endos, le lexique en met plein la vue. « Spécialiste », « praticienne expérimentée », « livre le plus précis et le plus complet », « méthode », « rigueur », « sens de l’analyse » : le choix du vocabulaire trahit une volonté d’apporter une assise pseudo-scientifique à l’improbable. Un peu comme ces publicités assénant, graphiques à l’appui, que tel produit cosmétique révolutionnera votre peau en 15 jours. Une courbe montante, quelques chiffres dont la véracité importe peu, et le tour est joué. C’est prouvé, puisqu’on vous le dit ! Ici l’argument massue est la métamédecine, marque déposée par l’auteure qu’elle définit comme une « médecine d’éveil et de conscience qui conduit la personne qui s’engage sur ce parcours à une meilleure maîtrise de sa vie ».

L’énigme qui titille notre incrédulité, que d’aucuns jugeront sévère, c’est ce qui a bien pu amener ce livre sur les étagères d’une bibliothèque municipale. Mauvais jugement de la part du personnel chargé de la sélection des ouvrages ? Fabuleux pouvoir de persuasion d’une maison d’édition au bras long ? Il ne reste qu’à souhaiter au lecteur d’en appeler à son discernement.

Licencié pour un scoop en 1945, un reporter obtient des excuses posthumes

Lu sur le blogue de l’AFP

WASHINGTON – L’agence américaine Associated Press (AP) a présenté ses excuses posthumes, vendredi 4 mai, à son correspondant de guerre Edward Kennedy, licencié en 1945 pour avoir brisé un embargo sur l’annonce de la capitulation de l’Allemagne.

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