Le Conseil musulman de Montréal a tenté de barrer la route au PQ

Radio-Canada

140407_aq06y_election-vote-urne_sn635Le Conseil musulman de Montréal a publié avant les élections un guide complet destiné aux musulmans du Québec. Le document comprend un tableau de quatre pages qui indique pour qui voter afin de barrer la route au Parti québécois et à son projet de charte des valeurs.

(…)

Nous avons joint vendredi Fatima Houda-Pepin pour lui demander comment elle a réagi au contenu de ce document. Elle n’a pas semblé étonnée.

« Ces groupes-là se sont mobilisés à la grandeur de la région de Montréal. Il y a eu des chaînes téléphoniques qui ont fonctionné. Samuella Laouni, par exemple, a appelé les femmes de la Rive-Sud pour leur dire de téléphoner aux femmes musulmanes dans le comté de Brossard et dans le comté de La Pinière. D’autres personnes ont fait des appels et ont mobilisé des gens. Le mot d’ordre était que chaque musulman convainque trois autres musulmans d’aller voter. »

La production mondiale de bananes menacée

Un article de l’Agence France-Presse

Rome — La FAO et des spécialistes ont lancé lundi un cri d’alarme face à la résurgence de la jaunisse fusarienne, une maladie ravageuse pour les plantations de banane, qui pourrait se propager à l’Amérique latine, l’un des principaux producteurs de la planète.

La souche dite TR4 de la maladie infecte principalement les bananes Cavendish, qui avec une présence à hauteur de 47 % est la variété la plus commercialisée dans le monde.

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Photo : Agence France-Presse (photo) Roméo Gacad
La jaunisse fusarienne a notamment été signalée en Asie, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

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Le Kiosque a déjà publié

La fin des bananes?

Publié le 13 février 2010 par l’Équipe du Kiosque
On résumait un livre:

Banana: The Fate of the Fruit That Changed the World
Dan Koeppel
Hudson Street, 304 p.
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On signalait des liens vers:

La fin des bananes? (Fresh Food Central)

This method of propagation results in bananas being genetically identical (sexual reproduction within a species introduces genetic diversity); all banana plants of the Cavendish variety are identical to another. Why is this a problem? All Gala apples, all Navel oranges, all King Edward potatoes are the same. Well, it’s quite simple – we don’t rely on just Gala apples to produce all the apples we eat or Navel oranges as our only oranges. We do however rely on Cavendish bananas for almost 100% of all bananas we eat in the Western World, and they’re all genetically identical.
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If the entire population of something is genetically identical, something that can attack and kill one member of that population can kill all of it; this is the same theory behind antibiotic resistance; in a population of bacteria, there will usually be some mutants that are resistant to antibiotics. Therefore, when penicillin or one of its variants is used to treat the bacteria, all the susceptible ones are killed and the resistant ones remain, with the resistant ones multiplying and becoming the only members of the new population.

Pourquoi la banane est-elle devenue le fruit typique du petit déjeuner? (The Boston Globe)

Peut-on sauver la banane? (Popular Science)

Difficile d’expulser des Bougon

par Jean-François Racine, Le Journal de Québec

Insalubrité, saccage, encombrement, les propriétaires sont incapables d’expulser des locataires Bougon avec les règles actuelles de la Régie du logement, qui n’ont pas été modifiées depuis très longtemps.

Fuck you Assaul
Photo fournie par la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec.

Une vie au cégep #26 – Le calme après les bombes lacrymogènes

Pour les autres chroniques :

http://kiosquemedias.wordpress.com/category/chroniques/une-vie-au-cegep/

« Oyez, oyez ! Dans le hall d’entrée, vous avez la chance de taper sur la face de Couillard avec un soulier ! »

Je n’ai pas choisi mon cégep pour rien. Quand j’ai réalisé au secondaire que l’éducation que je recevais ne valait pas grand-chose, je me suis dit que je m’arrangerais pour être à l’école le moins possible. Je n’aurais pas pu faire un meilleur choix.

Mon cégep est militant. Il est bourré de curieux et d’indignés, qui refusent de se laisser avoir par le gouvernement, et qui font la grève à tout bout de champ pour rappeler que les étudiants existent. Les 2 et 3 avril, j’ai eu congé pour cette raison.

Mais j’avoue que je ne suis pas un « vrai ». Pas encore. Comme la majorité des jeunes de mon âge, d’ailleurs, mais ça ne m’excuse pas.

Le 3 avril dernier, j’ai été lâche. Je me suis rendu à la Place Émilie-Gamelin pour la grève. À la sortie du métro, il y a des policiers qui m’observent. J’entends une fille rugir : « Ça me donne le goût de péter ma coche maintenant ! » Je sors dehors, je vois plein de jeunes comme moi, beaucoup fument, ont des cheveux rouges, et portent des pancartes insultantes. Le camion TVA est là, et au-dessus de nos têtes, des hélicoptères vrombissent. Je suis resté 2 minutes, puis je me suis senti vaguement nauséeux. Je ne me reconnaissais pas dans cette foule rebelle et frustrée. J’ai pensé à ma grand-mère qui habite dans le coin. Je l’ai appelée, et je suis allé prendre un thé avec elle. J’ai passé un superbe après-midi.

Vers 17h, j’entends à la radio que la grève est toujours en cours, qu’elle est déclarée illégale, et que des bombes lacrymogènes ont été lancées. J’ai apprécié mon thé encore plus.

Le 7 avril, j’ai encore eu des vacances pour les élections. Malgré tous nos efforts, les libéraux ont remporté, et à l’école pas grand-monde n’était content. Certains élèves ont offert des souliers pour taper sur le capitalisme dans le hall d’entrée. Puis, nous avons tous repris nos cours.

Les milliers de manifestants contre l’austérité hantent-ils encore les pensées de Couillard et des libéraux (s’ils l’ont déjà hanté) ? On verra. Moi, c’est le doute qui me hante.

National Jukebox

AcousticSessionFord Schmidt

Willamette University, fschmidt@willamette.edu

Produced by the Library of Congress (LC), in partnership with the University of California-Santa Barbara’s Davidson Library, EMI Music, and Sony Music, National Jukebox provides access to streaming music from the library’s collection of historical sound recordings. Included are recordings from the collection of the LC Packard Campus for Audio Visual Conservation as well as from other libraries and archives.

The homepage features a rotating offering of featured highlights, including featured songs, playlists, and news. A section titled “Making of the National Jukebox” describes the process undertaken to select and digitize the recordings from their original analog recordings, and includes a historical discussion of the techniques involved in creating the original recordings.

Recordings are available from as early as 1900. The collection is divided into five major genres; “Classical music,” “Ethnic characterizations,” “Popular music,” “Religious,” and “Spoken word,” with subgenres in some areas. For instance the popular grouping includes the subgenres “Blues”; “Ragtime, jazz, and more”; “Musical theater”; “Traditional/Country”; “Whistling”; and “Yodeling,” as well as others.

The collection can be searched by a number of terms and groupings, including artist, song, lyricist, composer, and genre. An advanced search is available that allows combination of search terms as well as limiting by date, label name, language, audience, and category (i.e., vocal, instrumental, spoken). Browsing is also available, and allows the user to appreciate the full extent and variety of the recordings available.

A number of selected playlists are included for listening pleasure, and an entertaining option is the ability to create personal playlists. “Playlist Basics” provides instructions on how one can create a personal playlist. Users can then submit their playlists to LC, which may include playlists submitted by the public in their regular playlist offerings.

Also included is the Victrola Book of the Opera, reproduced from the 1919 edition as an interactive e-book facsimile. It describes more than 110 operas, with links to many of the actual recordings listed therein.

National Jukebox is highly recommended to musicians and historians—both of music and American popular culture—as well as to anyone with an interest in the rich offerings of American sound recordings.

L’ancienne députée libérale de Jean-Talon, Margaret Delisle, est devenue présidente de la Commission des champs de bataille nationaux. Sûrement à cause de ses connaissances historiques.

592005-nouvelle-presidente-conseil-administration-commissionLe blogue de Gaston Deschênes

Le premier ministre du Canada s’est déplacé à Québec au début d’août dernier pour dévoiler les sommes octroyées par le gouvernement fédéral afin que de la côte Gilmour soit ouverte à longueur d’année.

Lors de cette annonce, en présence du maire de Québec et de la présidente de la Commission des champs de bataille nationaux, on a rivalisé d’imagination pour donner à la réfection de la côte Gilmour une « signification » historique.

Selon le premier ministre, elle « va valoriser notre patrimoine historique alors que nous approchons du 150e anniversaire de la Confédération ». Aucun journaliste ne semble avoir demandé en quoi cette côte avait un lien avec la Confédération. Avec la Conquête, peut-être?

« C’est un grand plus », a commenté la présidente de la Commission des champs de bataille nationaux, Margaret Delisle. « Wolfe est monté là et le chevalier de Lévis, à la bataille de Sainte-Foy, est monté là aussi. Alors on va apprendre notre histoire en montant le lacet », a-t-elle ajouté.

Voilà qui serait bien équilibré : comme au Parlement (Wolfe-Montcalm) et au parc des Braves (Murray-Lévis), Wolfe et Lévis dans la côte Gilmour, même combat, typiquement canadien, bilingue et biculturel, etc., sauf que madame Delisle s’est enfargée dans son lacet.  Lévis n’est jamais passé par là en 1760. Il est arrivé de l’ouest, par le chemin de la Suète. Faire un détour par le Foulon eût été suicidaire. On ne peut l’imaginer tomber dans le panneau en 1760, ni figurer dans ceux de 2015.

Le Disneyland de l’Asie, en plus faux. Quatre Québécois racontent.

- Par Naïma HassertSans titre

Pendant 50 ans, on ne pouvait ni sortir du pays, ni y entrer. À présent, la Birmanie est une destination touristique tendance. Une beauté encore vierge, qui n’a encore été affectée ni par le développement économique, ni par la mondialisation… ni par les autobus remplis de touristes.

 

Le temple d’Ananda a été édifié à Bagan en 1091, plus de 150 ans avant Notre-Dame de Paris.

Le temple d’Ananda a été édifié à Bagan en 1091, plus de 150 ans avant Notre-Dame de Paris.

La Birmanie (ou « Myanmar », comme le préfère le régime), n’a pas eu une histoire aussi paisible que ses paysages. À la fin du 19ème siècle, les Anglais profitent de la situation politique instable du pays, ballotté sous le joug d’une série de monarques, et l’annexent aux Indes. Ils imposent leur architecture et leur culture dans une population à 89% bouddhiste. De plus, ils encouragent les voisins indiens et chinois à venir s’enrichir en Birmanie. Un peuple écrasé dans son propre territoire.

 

En 1920, des intellectuels birmans et des moines bouddhistes amorcent une révolution, menée en grande partie par Aung San, chef du syndicat étudiant de l’Université de Rangoon, la capitale. Élu député en 1947, il réussit à négocier l’indépendance de la Birmanie avec les Britanniques pour 1948. Mais il ne verra jamais ce projet se réaliser : quelques mois après son élection, il est assassiné avec plusieurs de ses ministres sous l’instigation de l’ancien premier ministre et rival, U Saw. Aujourd’hui, il est considéré comme un héros quasi-légendaire de l’indépendance birmane.

 

Rangoon ©Jean-François Leblanc

Rangoon ©Jean-François Leblanc

C’est peut-être pour cela que personne n’a osé toucher à sa fille, Aung Saan Suu Kyi, gagnante du Prix Nobel de la Paix en 1991. Pas même le général Ne Win, avec sa « voie birmane vers le socialisme », qui a réussi à éliminer tout risque d’influence étrangère en réduisant, entre autres, le visa touristique à 24 heures, ni le régime militaire qui lui succéda. Cependant, ils trouvèrent un moyen de la mettre à l’écart pendant une quinzaine d’années : des barrières autour de sa maison. Pas moyen d’en sortir, et interdit aux voisins de se promener aux alentours. On lui accorda néanmoins des élections, qu’elle remporta : puis, coup d’État, et elle se trouve enfermée à nouveau. Mais en 2007, le régime ne peut plus contenir la colère de la population : les moines se rallient à Aung San Suu Kyi, et déferlent sur les rues par dizaines de milliers. Cette manifestation fut appelée la Révolution Safran, pour la couleur des toges des moines.

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