Ebola’s Resurgence

Une courte histoire de la quarantaine

By Peter Tyson, PBS

The caption to this drawing from an 1858 issue of Harper's Weekly quotes a Dr. Anderson as saying: "While the Angel of Death rides on the fumes of the iron scow, and infected airs are wafted to our shores from the anchorage, we shall have no security against these annual visitations of pestilence. " Photo credit: © Corbis Images

The caption to this drawing from an 1858 issue of Harper’s Weekly quotes a Dr. Anderson as saying: « While the Angel of Death rides on the fumes of the iron scow, and infected airs are wafted to our shores from the anchorage, we shall have no security against these annual visitations of pestilence.
 » Photo credit: © Corbis Images

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La quarantaine au Québec

Extrait de «Petite histoire des Irlandais»

An Gorta Mor – La grande famine

(…) Grosse Île est une petite île. Sept cent cinquante mètres de long, autant de large, on en ferait le tour en moins d’une heure. L’île entière est un cimetière, six mille Irlandais y sont enterrés. Ici, à 48 kilomètres de Québec, face à Montmagny, s’est terminée une des grandes tragédies de l’histoire.

Jusqu’en 1832, Grosse Île est à peu près inconnue. Cette année-là, une épidémie de choléra asiatique fait des ravages en Europe, et menace d’être « importée» au Canada par les immigrants européens, surtout irlandais. Le gouvernement construit alors à Grosse Île une station de quarantaine. L’île est occupée par l’armée qui y installe des canons pour arraisonner les bateaux et quelques tentes pour soigner les immigrants malades, isoler les plus atteints pendant quarante jours si nécessaire, avant de les laisser poursuivre leur voyage vers Québec et Montréal.

 

(…)

 

Le 14 mai 1847, le Saint-Laurent est encore recouvert de trois centimètres de glace lorsque le premier navire accoste à Grosse Île pour y subir la quarantaine. Sur les 241 passagers du « Syria», 202 passagers sont malades; 65 doivent être débarqués pour isolation. La petite Ellen Keane, quatre ans, trois mois, est admise à la quarantaine le 15 et meurt de fièvres la même journée. C’est la première victime.

Des familles sont désunies, des enfants se retrouvent seuls sur Grosse Île pendant que leurs parents sont autorisés à continuer sur Québec ou Montréal. La moitié des lits de Grosse Île sont déjà occupés et ce n’est que le premier bateau. (….)

Palmerston: The island at the end of the earth

By Thomas Martienssen, BBC News

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It is one of the most isolated island communities in the world. The tiny Pacific island of Palmerston is visited by a supply ship twice a year – at most – and the long and hazardous journey deters all but the most intrepid visitors. What’s more, most of its 62 inhabitants are descended from one man – an Englishman who settled there 150 years ago.

 

Des services de garde pour les génies de demain

- Par Jean-Sébastien Marsan, journaliste

Dans Le Devoir du 15 août 2014, au début d’un article sur les centres de la petite enfance et les garderies subventionnées, la journaliste cite une femme qui essaie d’implanter une nouvelle garderie dans l’arrondissement Saint-Laurent. Le nom de la garderie m’a fait sursauter : Les génies de demain.

Sans blague, « génies de demain ».

Est-ce qu’il y aura un examen d’entrée pour les tout-petits, avec un test de quotient intellectuel… ?

J’ai eu l’idée de fouiller, dans un répertoire de services de garde au Québec, pour vérifier s’il y a d’autres établissements qui puissent rivaliser de prétention avec Les génies de demain.

Sans avoir besoin de consulter la liste complète de tous les services de garde de la province, j’ai pu aisément trouver…

  • L’Arbre de connaissance
  • Bébé Einstein
  • Le Château des poupons
  • Centre de la petite enfance Les petits génies
  • Futur Einstein
  • Garderie Académie royale
  • Garderie chez ma Fée royale
  • Garderie éducative Les Anges de l’avenir
  • Garderie éducative Les Futurs génies
  • Garderie éducative Univers des génies
  • Garderie Les Petits génies du préscolaire

Venise, Taj Mahal et Silicon Valley des tout-petits, tant qu’à y être ?

Ne dites plus : « J’ai déposé mon enfant au CPE », dites plutôt : « J’ai confié mon futur Einstein au Palais des précieux ».

Trois jours avec l’homme le plus recherché au monde: Wired publie un passionnant portrait d’Edward Snowden. Long résumé en français.

Slate.fr

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They Know Much More Than You Think (The National Security Agency)

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Long article du New York Review of Books

Extrait:

Looking back, the NSA and its predecessors have been gaining secret, illegal access to the communications of Americans for nearly a century. On July 1, 1920, a slim balding man in his early thirties moved into a four-story townhouse at 141 East 37th Street in Manhattan. This was the birth of the Black Chamber, the NSA’s earliest predecessor, and it would be hidden in the nondescript brownstone. But its chief, Herbert O. Yardley, had a problem. To gather intelligence for Woodrow Wilson’s government, he needed access to the telegrams entering, leaving, and passing through the country, but because of an early version of the Radio Communications Act, such access was illegal. With the shake of a hand, however, Yardley convinced Newcomb Carlton, the president of Western Union, to grant the Black Chamber secret access on a daily basis to the private messages passing over his wires—the Internet of the day.

For much of the next century, the solution would be the same: the NSA and its predecessors would enter into secret illegal agreements with the telecom companies to gain access to communications. Eventually codenamed Project Shamrock, the program finally came to a crashing halt in 1975 when a Senate committee that was investigating intelligence agency abuses discovered it. Senator Frank Church, the committee chairman, labeled the NSA program “probably the largest governmental interception program affecting Americans ever undertaken.”

As a result of the decades of illegal surveillance by the NSA, in 1978 the Foreign Intelligence Surveillance Act (FISA) was signed into law and the Foreign Intelligence Surveillance Court (FISC) came into existence. Its purpose was, for the first time, to require the NSA to get judicial approval for eavesdropping on Americans. Although the court seldom turned down a request for a warrant, or an order as it’s called, it nevertheless served as a reasonable safeguard, protecting the American public from an agency with a troubling past and a tendency to push the bounds of spying unless checked.

For a quarter of a century, the rules were followed and the NSA stayed out of trouble, but following the September 11 attacks, the Bush administration decided to illegally bypass the court and began its program of warrantless wiretapping. “Basically all rules were thrown out the window and they would use any excuse to justify a waiver to spy on Americans,” I was told by Adrienne J. Kinne, who in 2001 was a twenty-four-year-old voice intercept operator who conducted some of the eavesdropping. She or her superiors did not have to get a warrant for each interception. “It was incredibly uncomfortable to be listening to private personal conversations of Americans,” she said. “And it’s almost like going through and stumbling and finding somebody’s diary and reading it.”

Michel Parent, président des cols bleus de Montréal et ex-membre du CA du groupe « Syndicalistes et progressistes pour un Québec libre (SPQL) envisage la grève générale illimitée:

«l’objectif n’est pas de toucher à la population. Par contre, c’est la population qui a mis au pouvoir le gouvernement. Ça, c’est un élément qu’on ne peut pas effacer».

La Presse

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