Spécial indépendance de l’Algérie

Il y a 50 ans : l’indépendance de l’Algérie – Un impact jusqu’au Québec

Un article du Devoir

Amine Esseghir

Il y a 50 ans aujourd’hui, le 5 juillet 1962, l’Algérie accédait à l’indépendance après plus de sept années de guerre. Le conflit, qui a déchiré la France du général Charles de Gaulle, a aussi marqué le Québec d’une autre manière. Regard sur les traces que la guerre d’Algérie a laissées ici.

50 ANS D’INDÉPENDANCE – ALGÉRIE, LA DÉSILLUSION
De Dominique Lagarde, avec la collaboration d’Akram Belkaïd et Benjamin Stora

éditions Express Roularta

Un livre remarquable de l’hebdomadaire l’Express

http://www.infosculture.com/actualite-litteraire/sortie-livre-promouvoir/50-ans-dindependance-algerie-la-desillusion-en-librairie-le-6-octobre-2011/

En 1954, L’Express est le premier journal à prendre position dans le conflit, à travers les plumes engagées de Jean-Jacques Servan-Schreiber, Albert Camus, François Mauriac ou encore Jean Daniel. Ce sont eux qui dénoncent la torture, dès 1955.

Dominique Lagarde, grand-reporter spécialiste du monde arabe, a regroupé un véritable trésor d’archives, de photographies et de Unes de l’hebdomadaire dans Algérie la désillusion. Elles sont recontextualisées et commentées, pour nous faire revivre les grands reportages de l’époque, la bataille de l’indépendance puis la suite désastreuse, la militarisation du pays, la montée de l’islamisme… et mieux nous faire comprendre la société algérienne d’aujourd’hui.

Le revers de la liberté

Puis, Benjamin Stora et Akram Belkaid, deux éminents spécialistes de l’Algérie, l’un côté français, l’autre côté algérien, débattent ensemble et font le constat de l’immense gâchis économique et politique. Aujourd’hui, le pays dépend toujours des exportations de gaz et de pétrole, mais les Algériens eux enragent de vivre aussi mal, alors que leur pays était celui de tous les possibles.

Entre la France et l’Algérie, les relations demeurent difficiles. Elles sont d’autant plus passionnelles que plus d’un million d’Algériens vivent en France et les enjeux de mémoire restent, de part et d’autre, compliqués. L’Algérie étant en attente d’un acte de “repentance”, tandis que la France se contente de la « reconnaissance des faits ».

Extraits

La jeunesse algérienne est d’ailleurs très largement scolarisée. Ils sont chaque année quelque 350 000 à passer le baccalauréat et plus d’un million – 1.2 million pour l’année universitaire 2008-2009 – à fréquenter l’université.  Mais aussi un demi-million à quitter chaque année le système scolaire sans formation…

Au chômage vient s’ajouter l’ennui dans un pays où les liens de sociabilité sont presque inexistants. (..)

(Alger)

La plupart des jeunes passent l’essentiel de leurs soirées à regarder la télévision, dans des logements surpeuplés.

Le logement demeure l’un des gros problèmes de l’Algérie d’aujourd’hui. La croissance démographique  et l’urbanisation rapide du  pays ont provoqué une forte augmentation du taux d’occupation (…) Nombre de jeunes – et de moins jeunes – souffrent de la promiscuité qui en résulte. Un logement est en moyenne occupé par 7 à 8 personnes, alors que 83% des appartements ont moins de trois pièces.  Les jeunes couples doivent bien souvent partager pendant plusieurs années l’appartement des parents de l’un ou de l’autre.

Pas d’emploi stable, pas de logement indépendant: les jeunes Algériens souffrent d’autant plus de cette situation qu’il est difficile de se marier quand on n’a ni l’une ni l’autre. Les Algériens se marient de plus en plus tard: 32 ans pour les hommes, 29 ans pour les femmes.e et qu’unejeune femme se doit d’arriver vierge au mariage. Les frustrations sexuelles sont donc fortes, particulièrement chez les jeunes hommes.

La classe politique quant à elle, n’a pas d’autre rôle que de permettre au système  d’avoir les apparences d’un pouvoir institutionnel démocratique.

 

Le Kiosque a déjà signalé:

http://kiosquemedias.wordpress.com/2012/04/01/algerie-50-ans-apres-emission-radio-src/

Algérie, 50 ans après (émission radio SRC)

Publié le 1 avril 2012 par Équipe du kiosque

Alger 1962. Déjà un demi-siècle. La guerre d’Algérie vient de prendre fin. Avec des centaines de milliers de Pieds-Noirs, Jeanne-Marie Lapeyrie quitte la terre qui l’a vue naître. Trente deux ans plus tard, Salah Benlabed fuit à son tour un pays indépendant mais de nouveau ensanglanté. Histoire croisée de deux exils que Montréal a réunis.

 

Documentaires sur le même sujet

Sur ce site exceptionnel, on trouve plusieurs films et documentaires.

.

- Faites Entrer l’Accusé: Khaled Kelkal

- Les Centurions (Fiction)

- Infra rouge La Bataille d Alger (France2).

- Mes Questions Sur Alger (Fr5).

- Les Amphis De l’Histoire (Fr5 ).

-  D’un front à l’autre une trilogie d’Algérie 1935-1962

- Les Aventuriers de la Republique, Dr.Phillipe Grenier

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Suivre

Recevez les nouvelles publications par courriel.

Joignez-vous à 1 076 autres abonnés

%d blogueurs aiment ce contenu :