Le pouvoir des introvertis dans un monde qui ne peut pas arrêter de parler

Quiet: The Power of Introverts in a World That Can’t Stop Talking, Susan Cain Crown, 333 pages (disponible à la bibliothèque de Ville-Mont-Royal)

Dans la société américaine, les extravertis mènent, ce qui peut rendre difficile la vie de ceux qui ont du mal à s’imposer immédiatement et constamment dans leur milieu. Notre culture, lourdement influencée par la célébrité, favorise les grandes-gueules, les impulsifs, les gens directs. Cela est socialement pénible pour les gens tranquilles, réfléchis et réservés. Par conséquent, nous sommes submergés par le bruit de fond de l’auto-promotion, de la publicité, et des soi-disant « nouvelles », principalement axées sur les célébrités.

Susan Cain est une ancienne avocate de Wall Street  qui a représenté des clients tels que JP Morgan et Général Electric. Cela l’a menée à une carrière de consultante en négociation. Elle a donné des ateliers aussi bien à des directeurs de « Hedge Funds » qu’à des producteurs de télévision. Dans Quiet , le pouvoir des introvertis dans un monde qui ne peut cesser de parler, elle examine une tribu dont elle fait partie, celle des introvertis.

Cain explore les enjeux, les frustrations et les réalisations de (approximativement) ce tiers de la population. S’appuyant sur une recherche exhaustive (psychologique et sociologique), elle explique pourquoi les introvertis agissent comme ils le font.

Les extravertis ont pris toute la place à la fin du 19e siècle et au commencement du 20e siècle, changeant ainsi l’idée du citoyen idéal. Les hommes étaient censés avoir des personnalités de vendeurs, pleins d’énergie, d’impétuosité, d’efficacité; les femmes étaient censées susciter une « fascination » mystérieuse, tout en étant dotées d’un charme tout aussi mystérieux. Quiconque ne montrait pas ces qualités – ou ne tentait pas activement de les atteindre – était destiné à l’échec.

Dans un chapitre qui décrit l’ascension de Dale Carnegie (Comment se faire des amis) elle écrit :

« Le parcours de Carnegie a reflété une évolution culturelle qui a atteint son point de bascule au tournant du 20e siècle. Cela a changé pour toujours ce nous sommes et détermine encore comment et qui nous admirons, comment nous agissons dans un entretien d’embauche et ce que nous recherchons chez un employé, comment nous nous comportons avec nos collègues et comment nous élevons nos enfants. L’Amérique est passée de ce que l’influent historien Warren Susman appelle une culture du caractère à une culture de la personnalité – et a ouvert une boîte de Pandore d’anxiétés qui agissent toujours sur nous. »

 

Fortune Magazine: Why Silence is Golden: The Weekly Read.  A review of QUIET, and a look at introverts in the workplace.

 

Entrevue avec l’auteure

 

Site web de l’auteure

 

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