L’incompétence grandit

Grégory Kudish

L’auteur est étudiant en science politique à l’Université de Montréal.

« Plusieurs chargés de cours ne savent pas écrire une phrase sans faire de fautes d’orthographe. Lorsqu’un chargé de cours nous distribue une feuille de consignes de travail, sur laquelle les fautes de français abondent, je me demande comment je peux prendre son cours au sérieux. »

«De plus en plus de professeurs et chargés de cours participent à la dévaluation de la valeur de notre éducation. Lorsque le résultat moyen d’un examen est décevant (moyenne de groupe inférieure à 55%), le professeur «ajoute» 15% à toute la classe. Résultat: ce professeur dévalue la qualité de l’éducation de 15%.»

« Plusieurs professeurs et chargés de cours participent au fléau de la paresse. Dans un de mes cours, l’enseignant avait prévu de nous faire faire un travail de recherche à partir d’une documentation scientifique. Devant la réaction de plusieurs étudiants qui se plaignaient d’«avoir trop de travail», l’enseignant a fini par céder en exigeant dorénavant pour ce travail une simple recherche par internet, alors que le travail initial prévoyait une recherche d’articles et d’ouvrages spécialisés. »

Le Journal de Montréal chez les indignés

Pot, bière et vodka dans les tentes des indignés

Michaël Nguyen

Indignés à temps partiel

Cette désorganisation s’explique en partie par le fait que les principaux organisateurs dormaient chez eux dans la nuit. Plusieurs occupants les dénigraient en les appelant «les granolas du Mont-Royal».

Toutes les décisions étaient prises lors des assemblées générales, en début soirée, dans le tunnel du métro situé sous le campement.

«Ce sont des étudiants en politique, des granolas et des beaux parleurs, a lancé l’une des occupantes à propos de ces assemblées. Ils ne vivent pas ici, leur volonté de se battre s’arrête là où commence leur confort.»

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